Voyage

Si tu vas à Rio, n’oublie pas de tomber là haut !

De Sao Paulo à Rio de Janeiro, la route est longue…

Et bien ça y est, nous y voilà. Notre première aventure avec Yvaou. Direction Rio de Janeiro. Nous partons le vendredi soir, mais sans le savoir nous avons choisi la pire journée pour partir, c’est les vacances ET le weekend, tous les Paulistas prennent le chemin de la plage. C’est comme partir de Paris un 15 août. Donc on revoit notre temps de trajet à la hausse et nous mettrons 3 jours à arriver à Rio, mais la route est sublime. Nous longeons la côte, en grimpant ces grands mornes si caractéristiques de la région. On se trouve des supers endroits pour passer la nuit au bord de la mer. La deuxième nuit, un type vient toquer à notre fenêtre à 3h du mat’ parce qu’il a ensablé ses roues et a besoin d’une corde… Mais de 1 on n’en a pas et de 2 nous on a besoin de dormir ! En arrivant vers Rio, on se rend compte que la circulation est très chaotique : pas de bandes pour délimiter les voies sur les routes, tout le monde roule à fond et n’importe comment, les motards zigzaguent entre les voitures… AU SECOURS !

Un séjour qui commence bien mais parsemé d’embuches…

Nous arrivons finalement sur place, au pied du pain de sucre. Nous avons choisi de stationner sur ce parking réputé le plus sûr de la ville car il est gardé 24/24 par des militaires. En arrivant nous rencontrons Thaïssa? (on l’appelera Thaï, c’est plus simple) qui nous dit que notre combi est superbe et qui nous propose son aide en cas de besoin, si jamais on veut prendre une douche chez elle par exemple… C’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd ça !! Le lendemain on squattait sa douche et son frigo :D, muito obrigado Thaï !

Le Corcovado de Rio, étape obligatoire de tout bon touriste

Nous nous levons tôt, pour aller visiter le Corcovado avant l’arrivée de la foule, car à l’approche du nouvel an, la ville est pleine à craquer de touristes ! 7h, on est opérationnel. Chapeau : ok, lunettes : ok, appareil photo : ok, bouteilles d’eau : ok. On ferme le combi et là, c’est le drame. La porte latérale TOMBE ! L’espoir d’un tête à tête avec le Christ rédempteur s’estompe petit à petit. Heureusement, 2 anges gardiens viennent à notre rescousse, un qui fera office de mécanicien et une autre qui s’occupera de la traduction. OUF ! On remet la porte qui restera fermée jusqu’à nouvel ordre. 9h, nous sommes partis, enfin ! On arrive à l’heure de pointe. Le train pour accéder en haut est complet jusqu’à 18h, nous prenons l’option bus mais la route est complètement bouchée et nous attendrons notre bus plus d’une heure. Heureusement nous sommes avec un groupe de missionnaires catholiques, des jeunes venus des 4 coins du monde pour aller prier chez les gens. Et un des jeunes prie pour Adeline, pour qu’elle ne soit plus enrhumée. Mais Jésus devait être occupé car ça n’a pas trop marché. Arrivés en haut, on doit encore faire la queue pour prendre un autre bus, c’est très cher et très long, donc on prend l’option randonnée pour y accéder, ce qu’on aurait dû faire dès le début. La randonnée permet d’accéder assez facilement au Corcovado et c’est l’option la moins chère. Attention, il est impossible de payer par carte arrivé aux portes du Corcovado, il faut obligatoirement du cash (qu’on a emprunté à des français rencontrés dans la queue).

Une fois en haut, c’est noir de monde, et le Christ joue à cache-cache entre les nuages, mais c’est vraiment impressionnant et ce belvédère offre une vue sur tout Rio ! Nous redescendons avec nos nouveaux amis catholiques et on attendra le bus encore 1h pour redescendre. Le soir, nous finissons par un petit restaurant au bord de Copacabana avec concert de samba et caïpirinha.

Nouvel an à Rio : un rêve devenu réalité

Ca y est ! The D-Day, le nouvel an. On ne va pas vous mentir, on a pris le rythme brésilien pour cette journée et on s’est posé à la plage, et puis le soir venu nous sommes partis jusqu’à Copacabana. En arrivant là-bas c’est un peu la désillusion. On a l’impression qu’on est les seuls habillés en blancs. La plage est noire de monde et de déchets. Tout le monde est venu planter sa tente, poser sa glacière et jeter ses ordures dans le sables. On dirait un camp de réfugiés, on s’attend à voir médecin sans frontière à tout moment… Finalement nous finissons par trouver notre spot ! Les gens sont élégamment habillés en blancs, la musique est bonne, et la caïpi est vraiment pas chère : 20 reals (4€) le demi litre. Le barman verse la cachaça et me demande de lui dire stop. Mais le temps que je comprenne et que je lui dise que ça suffit, il m’avait déjà préparé un verre de cowboy, à faire pâlir un routier russe. SAUDE ! Nous trinquons à la nouvelle année en attendant le feu d’artifice. Au moment de la 2e tournée, on s’est fait un nouvel ami, le serveur qui est visiblement bien éméché. Il prend le plateau avec les cocktails et bien évidemment il n’est pas parti que tout s’effondre, nous éclatons de rire, lui aussi, le barman moins… Puis vient le moment tant attendu de tous, le fabuleux feu d’artifice.

FELIZ ANO NOVO

Vers 1h, nous sommes tellement crevés que nous décidons de rentrer. Sur le chemin du retour, une fille essaye de danser avec moi dans le but de me subtiliser mon cellulaire. Mais manque de chance, j’ai été formé aux voleurs de métro parisiens et je la stop avant !

Petite île paradisiaque secrète à Rio : Paqueta

Nous sommes partis sur l’île de Paqueta pour fuir un peu la cohue de la ville et se relaxer après cette nuit mouvementée. Paqueta, c’est une petite île à 1h à peine de la Rio, dans laquelle il n’y a pas de voiture, pas beaucoup de touristes, des plages ombragées. Tout ce qu’il nous faut pour affronter cette journée caniculaire. 45°, on rase les murs, on est aussi mou que des marshmallows au soleil… Le soir, avant de reprendre le bateau nous visitons le cimetière pour oiseaux (oui, oui) de l’ile. Si vous aussi, vous trouvez étrange de rarement voir des cadavres d’oiseaux, maintenant vous savez qu’ils sont enterrés au cimetière !

Le quartier de Santa Teresa, la touche bohème de Rio.

C’est un des endroits les plus instagramable de Rio, le fameux escalier de Sélaron et ses faïences du monde entier. Beaucoup de monde devant les marches, il y a même la queue pour faire une photo, mais si vous montez les marches, il n’y a plus personne ! Les feignants 🙂

Nous nous sommes ensuite balader dans le quartier de Santa Teresa, où le street art est omni présent et où fleurissent nombre d’ateliers d’artistes et de boutiques bohèmes. Attention toutefois, ce ne sont pas des lève-tôt, rien n’est ouvert avant 10,11h… Et puis nous prenons le petit et dernier tramway de Rio pour redescendre. Arrivés dans le centre ville, nous visitons une église et une bibliothèque qui ressemble à un décors de Poudlard ! Et nous passons la fin de journée dans un restaurant, au bord de plage.

Le parc national de Tijuca

C’est bien gentil les plages, mais crapahuter en pleine nature commençait à nous manquer… On décide donc d’aller se rafraichir dans une des cascades du parc de Tijuca. C’est le plus grand parc naturel de Rio, il abrite le Corcovado, des cascades et de nombreuses espèces animales. Après 1h de trajet en Uber dans les hauteurs, premier problème : les cascades sont fermées car la route pour y accéder s’est effondrée. Mais il y a d’autres cascades accessibles que nous comptons bien visiter. On se baigne un peu mais un gros orage vient gâcher la fête !

Allez, à la douche !

Nous trouvons refuge sous un gros cailloux en attendant que ça se calme. Puis en redescendant, Adeline chute sur un rocher mouillé et fracasse mon téléphone.

La dernière photo de mon téléphone avant le drame…

Je la réconforte et lui dit « C’est pas grave, c’est que du matériel, l’important c’est que tu n’aies rien » mais en vrai je pense « Mon téléphone noooooon, comment je vais faire sans toi, je suis trop accro ! ». Une désintox forcée s’impose donc.
Le soir nous mangeons dans un superbe restaurant perché tout en haut d’une favela qui surplombe la plage de Copacabana, je vous aurai bien montré mais j’ai plus de téléphone rappelez vous ! C’est un beau panorama, où scintille toutes les lumières de la ville et où le murmure des vagues et l’ambiance festive de la favela se fait entendre.
Demain, nous partons pour Parati ! 🙂

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