Voyage

L’Uruguay : campagne, plage et tranquillité !

Tchau le Brésil et holà l’Uruguay

Après nos petits problèmes brésiliens, on parvient à gagner la frontière sans problème. Mieux encore, nous traversons celle-ci sans aucun pépin ! Ensuite nous nous dirigeons dans les terres et nous nous arrêtons au bord d’une rivière pour une première nuit bien plus tranquille et sauvage qu’au Brésil. Le lendemain matin, on se rend compte qu’une chienne a passé la nuit à monter la garde devant notre van. Nous l’appellerons Jacqueline. Pendant qu’Adeline nous cuisine des petits pancakes, nous jouons avec un bâton avec Jacqueline, puis on fait la course dans la rivière et on fait une bataille d’eau. On rigole bien ! Le midi on mange nos croquettes en tête à tête et je sens Adeline qui nous regarde, pleine de jalousie. Puis vint l’adieu déchirant, on laisse Jacqueline seule sur sa plage et nous gagnons la côte Atlantique.

Le fort de Santa Teresa

Nous nous arrêtons pour visiter un château : Fortaleza de Santa Teresa. Et cerise sur le gâteau de cette superbe visite : un tir avec un vrai canon d’époque ! BOUUUUUUUM ! Nos oreilles sifflent. Nous visitons également une petite réserve d’animaux avant de rejoindre le village de Punta del Diablo, qui rassemble bon nombre de hippies.

Punta del Diablo, hippie style

Les petites maisons et les cabanes qui bordent le littoral donne un côté pittoresque à ce petit village d’Uruguay. A la nuit tombé, le centre s’anime avec des concerts et un marché artisanal (animé exclusivement par des hippies donc). Nous dormons sur un parking et le lendemain matin on se décide d’aller prendre un petit dej avec vue sur la mer. Seulement, au moment de partir, la tête dans le c les nuages, nous oublions les clés à l’intérieur du van… Nous voilà donc en train d’essayer de démonter les fenêtres, ouvrir la porte par un moyen ou un autre tel des voleurs de notre propre voiture. On se fait aider par des voisins qui ont l’habitude de faire ça… AH BON ??? Et ils essayent avec un fil de fer de lever le loquet. C’est finalement la reine des cambrioleuses, Adeline, qui réussira à ouvrir la porte. On déguste donc ensuite un petit dej bien mérité avec au choix tartelette au fruit ou gâteau au cannabis… Mais bon on s’est dit que ça serait un peu ambitieux dès le matin !

Cabo Polonio, un autre haut lieu de la villégiature hippie

Après un super spot pour dormir dans les dunes de sables, on se dirige vers Valizas, pour faire du sandboard !! Kézako ? C’est du snowboard dans les dunes de sables. Bon il faisait 40° et il n’y avait pas de remontés mécaniques… Après plusieurs vautres et l’équivalent de Paris plage dans le short, on commence à tenir droit et descendre comme des pros.

On sympathise avec un argentin, qui, pour sceller notre amitié naissante, me propose de partagé du LSD. Bien que l’idée d’un trip en plein soleil sous une chaleur d’enfer me titille, je décline son offre poliment et on en restera à une traditionnelle poignée de main. Je dis traditionnel mais il faut savoir qu’en Uruguay, c’est aussi fréquent de faire une seule bise pour se dire bonjour entre hommes.
Nous dormons dans notre premier camping pour profiter d’une bonne douche. Enfin, camping faut le dire vite, c’est un terrain avec des toilettes et des douches dans une cabane. Les toilettes ne ferment pas et je tombe nez à nez avec un voisin faisant sa grosse commission. Mais mise à part cela, c’est un sans faute.
Le lendemain, on rempli toutes nos bouteilles, car il fait toujours 40°, et nous allons marcher dans les dunes pendant plusieurs heures pour rejoindre un petit village de pêcheurs et de hippies (oui toujours) : Cabo Polonio. On se sent comme dans Man vs Wild sur ce long chemin et nous finissons par arriver sur la plage proche du village. On tombe sur un lion de mer échoué, puis un deuxième, puis un autre… Une hécatombe !


C’est alors qu’on comprend pourquoi il y a autant de cadavres… Arrivés à la pointe de ce petit village, au pied du phare, nous nous apercevons que des colonies de lions de mers et d’otaries pullulent sur les plages. Il y a des centaines d’individus ! Le village est sans voiture et n’est pas relié à l’eau courante. La plupart des maisons (cabanes) fonctionnent également avec des panneaux solaires. Le soir, en revenant par la plage, on aperçoit nager une bande de dauphins. On dormira au pied d’un phare avant de poursuivre notre route, dans les terres cette fois.

Caballos de Luz, le paradis gauchos

Gauchos, c’est pas l’inverse de droitard. C’est un terme pour désigner les cowboys de la région, ceux qui montent tous les jours à cheval parcourant les grandes plaines de la pampa ! Et la campagne, en Uruguay, c’est une partie importante de leur culture, sinon la principale. Il y a un dicton local qui dit que pour 1 uruguayen, il y a 7 vaches dans le pays ! Nous avons donc voulu nous la jouer gauchos en allant faire du cheval dans les terres reculées de la région de Rochas. Arrivés sur place, nous sommes accueillit par un couple de bénévoles et la mère de la gérante pour manger tous ensemble un merveilleux repas végétarien ! Nous profitons ensuite de la petite surprise : une rivière avec une petite cascade et une étendue pour se baigner, avec bien sûr personne. On a envie de rester là éternellement, que le temps se fige et qu’on vive ici 🙂 !
On remonte au ranch pour monter à cheval en fin d’après-midi. Nous partons pour 3h de ballade dans les hauteurs de Rochas. Nous sommes chanceux car nous pouvons observer une autruche sauvage courir et effrayer un cheval sauvage ! Retour au ranch pour passer la nuit dans notre véhicule pour ensuite aller marcher dans les montagnes et se perdre car le « je crois que c’est par là » et « là, regarde on dirait un chemin non ? » a ses limites… On retourne à notre petite rivière paradisiaque avant de reprendre la route, un peu triste !

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