Voyage

Foz do Iguaçu : de l’eau, beaucoup trop !

Désolés pour le retard dans nos articles, on a eu pas mal de choses à gérer : l’achat d’un van :), la réparation d’un téléphone :(… mais ça y est on est reparti ! Bonne lecture.

De retour au Brésil pour notre grand plaisir

Bye Bye le Paraguay, retour au Brésil direction Foz do Iguaçu. On traverse la frontière à pied avec un bon nombre de brésiliens venus au Paraguay faire des emplettes à Ciudade Del Este.

Après un passage au poste de frontière un peu moins chaotique, nous nous rendons directement chez Walter, notre hôte de Couchsurfing. Arrivés chez lui, c’est une très belle surprise qui nous attend : sa maison a une dépendance avec une chambre, salle de bain et cuisine rien que pour nous ! Walter est prof d’anglais et de portugais, le jour dans une prison, le soir pour des cours de soutien dans une école. Il nous propose de l’accompagner (pas dans la prison hein) et en profiter pour visiter le centre ville de Foz do Iguaçu. On boit un petit coup, enfin un grand coup puisqu’on se commande 2 litres de bières… Que voulez vous, il fait chaud ici 🙂 ! On revient ensuite dans l’école pour assister au cours de Walter. Malheureusement, à la pause ses étudiants en ont profité pour prendre la poudre d’escampette et il n’en reste plus qu’un… Pauvre Walter !

Les chutes d’Iguaçu côté brésilien

Les chutes d’eaux sont tellement grandes qu’elles sont à cheval sur le territoire brésilien (qui en possède 20%) et argentin. Nous prenons un bus pour aller visiter les chutes. C’est assez simple car il y a une ligne de bus spéciale qui part du terminus et qui nous emmène directement devant l’entrée du parc. La visite du lieu (classé tout de même dans les 7 merveilles naturelles du monde) est payante (72 réals par personne) et une fois à l’intérieur, un bus nous amène au départ de la marche. Nous découvrons alors un premier aperçu des imposantes chutes d’eaux d’Iguaçu, mais nous découvrons surtout une foule énorme de touristes. Visiblement on est pas tout seul a vouloir découvrir cet endroit. Le problème c’est qu’il n’y a qu’un seul petit chemin aménagé, assez étroit et donc blindé de monde. Après avoir cassé 3 perches à selfie, mis une bonne dizaine de coups de coude et envoyé un touriste chinois par dessus la rambarde, nous arrivons finalement au pied des cascades.

C’est un spectacle hors norme… On pourrait rester des heures à contempler cette force de la nature mais le monde nous fait rebrousser chemin. Deux petites heures nous auront suffit pour faire la queue plus le tour des chutes.

Petit détour dans le Parque Das Aves

Nous décidons alors d’aller visiter le Parque Das Aves (parc des perroquets) sur les conseils de Walter. Et ça vaut vraiment le coup. L’entrée est payante et coûte 45 réals. On rencontre ici une multitude d’oiseaux rares, certains sont les derniers survivants de leurs espèces… Au delà de sa mission de conservation d’espèces rares, le Parque das Aves joue aussi un rôle de sensibilisation dans un pays où la déforestation est grandissante et où certains animaux sauvages sont vendus comme animaux domestiques au marché noir.

Le parc est divisé par types d’animaux et la plupart des enclos sont ouverts pour le public. On y rentre par un sas et nous sommes ensuite au plus proche d’eux. On doit alors faire gaffe aux déjections de nos amis à plumes qui peuvent arriver à tout moment sur nos épaules !! Nous rentrons ensuite (après avoir attendu 1h notre bus) chez Walter et décidons de cuisiner des crêpes pour finir cette journée en beauté ! On se couche tôt car le lendemain, nous visitons les chutes d’Iguaçu côté Argentin.

Une journée à Iguaçu du coté argentin

Si tout s’est à peu près bien goupillé avec les bus pour visiter les chutes d’Iguaçu côté Brésil, cela se corse pour se rendre en Argentine. Si vous êtes du côté Argentin et que vous voulez visiter les chutes brésiliennes, pani pwoblem, il y a un bus exprès pour. Si en revanche, vous êtes du côté brésilien et que vous voulez visiter les chutes argentines, démerdez-vous ! Aucun bus ne passe la frontière… On se dit alors qu’on va prendre un Uber, pour aller à la frontière et ensuite faire du stop ou trouver un bus. La chauffeur arrive (oui, fait rare, c’est une femme) et on lui dit qu’on va à la frontière et qu’on aimerait ensuite allez aux chutes. Elle nous propose de nous y amener pour quelques reals en plus et on accepte car on veut arriver tôt dans le parc ! Mais premier bémol, sa voiture est au nom de son mari et il doit être présent pour passer la frontière, donc on va chercher monsieur chez lui. En route pour la frontière la femme fait un live Facebook en conduisant… Ensuite on doit faire semblant d’être amis pour passer la frontière, car Uber n’est pas autorisé en Argentine. Passé la frontière, la conductrice se trompe de route et on arrive finalement vers 10h au parc. Je prends son numéro au cas où on aurait besoin d’elle pour le retour.

L’entrée des chutes d’Iguaçu côté argentin nous coûtera 800 pesos (12€) par personne. Le parc est beaucoup plus grand et il nous faudra la journée pour tout parcourir. Il y a même un petit train pour les plus feignants.

En arrivant dans l’enceinte du parc on tombe sur deux personnes avec une drôle de caméra, il s’agit de réalisateurs de documentaires animaliers qui viennent filmer des petits rongeurs dans le parc, pour le compte d’une plateforme de vidéo en ligne (indice : toudoum).

On ressent beaucoup moins ce sentiment de foule du fait que le parc est immense et on peut se balader tranquillement ce qui est plutôt plaisant. On finit par prendre le petit train pour le dernier parcours, celui qui vous emmène en haut des plus grosses chutes, le point de vue le plus impressionnant du parc ! Nous choisissons l’option marche pour revenir, car on est pas des feignasses ! Bien mal nous aura pris puisqu’un violent orage éclate. Nous sommes trempés de la tête aux pieds… On finit par se faire tamponner notre passeport avec un beau tampon des chutes d’Iguaçu et on rentre tranquillement chez Walter…

Et non, ça serait trop facile. On désire prendre un bus pour retourner dans la ville principale d’Argentine et de là, trouver un bus qui nous amène à la frontière, ou mieux encore, au Brésil. Mais la seule agence de bus sur le parc n’accepte pas la carte et bien sur, nous n’avons pas de pesos argentin. On lui demande si on peut payer en Réais et on se fait entuber royalement avec un taux de change digne des plus grands escrocs du monde. Arrivé en ville, on trouve un bus pour aller au Brésil, HOURA ! Pas si vite. On doit encore payer le bus et là encore : pas de carte bleue donc on doit trouver une banque et retirer des pesos pour régler le bus. Et un troisième bus pour rentrer chez Walter. Au final on se rend compte qu’il aurait été plus économique et bien plus rapide de rappeler notre chauffeuse Uber ! Dernier soir avec Walter qui dine en famille et nous convie pour un super repas.

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