Voyage

Elephant Conservation Center

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Un couple de français nous avait parlé de ce centre pour éléphants lorsque nous étions à Tam Coc, au Vietnam.

On y pensait donc depuis un petit moment mais ça restait un peu cher pour notre budget de backpackers… Et puis avant de partir de Luang Prabang on s’est enfin décidé : GOOO ! Ce n’est pas tous les jours qu’on peut passer 3 jours dans un centre qui protège les éléphants et puis notre argent survira pour une bonne cause !

En route pour l’ECC, Elephant Conservation Center avec Said, Guilaine et Izaac que nous avons convaincus (c’était assez facile… ahah)

Après 2h de route dans un mini van nous posons nos sacs vers 11h dans un joli bungalow au bord d’un lac, le cadre est vraiment plaisant et reposant.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=tqc6jMYs7OU&w=560&h=315]

Nous faisons un petit tour du centre puis nous retrouvons tout le monde pour déjeuner. Après midi découverte en profondeur avec notre guide, il nous emmène voir le « musée » et l’hôpital puis nous explique la vie des éléphants d’Asie.

Le centre recueille deux types d’éléphants :

Les éléphants qu’ils ont achetés, oui ici pour sauver un éléphant il faut l’acheter à son propriétaire. Si vous voulez un ordre d’idée pour acheter un éléphant et le mettre dans votre jardin c’est environ 30 000$. Malheureusement les prix grimpent car les chinois souhaitent les acheter pour leur faire faire des tours pour les touristes (ballades, peinture sur toile, numéros de cirque). Antony qui travaille au centre en tant qu’éco volontaire nous raconte que les chinois cherchent à acheter 300 éléphants domestiques pour créer un centre gigantesque afin de divertir les touristes. Sachant qu’il y a 400 éléphants domestiqués au Laos…

Il y a ensuite des éléphants qui n’appartiennent pas au centre, ils sont sous « contrat renouvelable » en accord avec le mahout (propriétaire de l’éléphant). Ces éléphants bénéficient d’une vie paisible, de soins et le mahout est payé en contrepartie. Car un éléphant qui ne travaille pas, c’est beaucoup d’argent en moins pour le mahout.

Quand l’éléphant travaille ou diverti les touristes à longueur de journée, il n’a pas le temps de se reproduire. Contrairement à ce que l’on peut penser, il n’est pas forcément maltraité hors centre mais l’ECC lui apporte une vie plus paisible.

Aujourd’hui en Asie on compte 10 décès pour une seule naissance, à ce rythme là on se rend vite compte qu’il faut changer les choses. Dans ce centre c’est détente pour eux ! Ils jouent, ils ont énormément d’espace et ils ont tout leur temps pour se reproduire !

Les femelles enceintes, qui ne peuvent plus travailler, sont elles aussi accueillies au centre et il y a même un espace dédié, appelé la nurserie, pour leur permettre d’élever l’éléphanteau tranquillement.

On en apprend également beaucoup sur le mode de vie d’un éléphant, ce qu’il mange (il passe 18h par jour à se nourrir), le musth (période durant laquelle l’éléphant mâle est en rute et fait n’importe quoi, jusqu’à blesser voir même tuer son mahout), son dressage avec son mahout, sa vie sociale… Et on constate beaucoup de similitude avec l’homme !

Après toutes ces informations nous rencontrons enfin 7 des 12 éléphants du centre (le 8 ème est en période de musth et est donc écarté des ses copains, on ne le verra pas, les 4 autres sont à la nurserie, 2 mamans et 2 éléphanteaux) Notre guide présente chaque éléphant et son mahout un à un, ces grosses bêtes sont vraiment très impressionnantes mais surtout très gourmandes… ! On leur donne a manger des bananes (ils en raffolent) et de la canne à sucre !

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=DiDsjCL0f4I&w=560&h=315]

Après cette jolie première journée on se retrouve tous pour le diner (on mange vraiment super bien au centre) puis on papote à table jusqu’à ce que l’électricité se coupe : à 21h ! Ici on dort tôt et on se lève tôt, on vit vraiment au rythme du soleil.

Pour notre deuxième journée nous partons nous balader sur le terrain des éléphants : l’air de socialisation. C’est ici qu’ils se retrouve entre eux, sans leur mahout. On les observe pendant un bon moment depuis une petite cabane perchée en hauteur. Puis vient l’heure du déjeuner, nous arrivons sur une grande table déjà dressée, au bord du lac !

A la fin du déjeuner, de l’autre coté du lac les deux mamans et leurs éléphanteaux arrivent pour prendre leur bain, magnifique spectacle ! Nous les laissons ensuite seuls et nous repartons en bateau sur le lac pour regagner nos bungalows. Nous passons ensuite l’après-midi sur le lac avec les kayaks mis à notre disposition. Charly se baigne mais pas moi, apparemment les crottes d’éléphant (qui flottent dans le lac) sont bonnes pour la peau… J’ai pas voulu tenter !  L’eau est à 30° et le paysage est superbe. Nous arrivons pile à temps pour le coucher de soleil.

Le troisième jour et déjà le dernier, nous allons sur la zone d’enrichissement avec la biologiste. Elle nous explique que dans la nature l’éléphant doit être alerte et doit constamment trouver des solutions à ses problèmes du quotidien (principalement où trouver de quoi manger !) et qu’ici le problème c’est qu’ils ont tout à porté de trompe et donc qu’ils s’ennuient vite d’une part et ne se dépense pas assez d’autre part.

La zone d’enrichissement permet aux éléphants d’exercer leur réflexion, de se dépenser physiquement et d’observer leurs comportements entre eux. Nous y allons donc et nous découvrons une aire de jeu avec des cachettes à nourriture. Le but est de remettre en ordre leurs jeux qu’ils défoncent chaque jour mais aussi et surtout cacher des aliments et les rendre difficile d’accès pour mettre au défi les éléphants de tout manger : des caches dans des troncs, dans des tonneaux suspendus, en haut des arbres… Une vraie chasse aux oeufs de Pâques !

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=hRv0PKxxaVQ&w=560&h=315]

Une fois notre mission remplie, nous partons dans une petite cabane les observer en silence. Le petit de 5 ans et une femelle de 24 ans arrivent tranquillement sur la zone d’enrichissement. C’est avec fascination que nous les voyons évoluer sans difficulté dans notre parcours. C’est bien souvent la manière forte qui prime sur la réflexion mais le résultat final est le même, ils mangent ! Et puis le petit va vite se mettre à son activité favorite : foncer dans un filet de pneus et s’emmêler les pattes dedans. Jusqu’à l’épuisement.

Nous rentrons ensuite prendre notre dernier déjeuner avant de partir puis nous décidons de partir directement du centre pour Vang Vieng… Affaire à suivre !

dav

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