Voyage

Dernière étape au Myanmar : Dawei

dawei

On part donc depuis Nay Pyi Taw à 23h00, direction Yangon puis on reprendra un bus de Yangon jusqu’à Dawei : gros programme. On monte dans notre premier bus de nuit, agréablement surpris, il est propre et quasi neuf, les sièges sont confortables et on dort comme des bébés jusqu’à… ce que le chauffeur nous réveille à 1h00 « 30 minutes de pause il faut sortir » Soit, on s’exécute totalement endormis. Il n’a pas voulu qu’on reste dans le bus, il a surement eu peur qu’on lui vole sa veste Abibas qu’il avait laissé sur son siège ?

Bref une demie heure plus tard on peut enfin remonter dans le bus (tellement fatigués qu’on se trompe de bus… on s’en rend compte une fois dedans puis on ressort en vitesse)

Deuxième gros dodo puis on arrive à Yangon pour 3h30. Ici on cherche la station de bus pour Dawei, on nous dit que le bus pour Dawei part qu’à 13h30. Ok, on dormira sur les bancs de la station de bus en attendant 7h00 que le soleil se lève puis on ira se poser pour manger un bout et attendre tranquillement le bus un peu plus loin.

On prend un bus, bien bien local ! Nos sacs sont chargés à l’intérieur le bus pour pouvoir blinder la soute de produits alimentaires frais, à croire que ce bus va approvisionner tous les marchés de la région de Dawei. Dans le bus, le confort est une notion qui nous semble désormais lointaine. Nous nous faisons du mal et parlons de la bonne époque quand nous prenions des bus couchette au Laos ou au Vietnam…

Arrivés à Dawei après ces longues heures de bus (14 heures exactement), on prend des motos taxis pour rejoindre le centre ville et on se les gèle. Et oui rappelez vous les bus de nuits arrivent vers 3h du matin ici et celui là ne déroge pas à la règle. On trouve un hôtel qui a l’air plutôt bien. On dort quelques heures grandement appréciées. Le matin on prend un scooter pour aller visiter les plages environnantes. Le loueur nous donne plein de conseils dont celui de ne pas aller à la plage de Maungmagan, car très polluée. Il nous oriente un peu plus loin sur la plage de Tyzit. On y accède en scooter par un petit chemin entre les montagnes. Arrivés sur place on peine à trouver un chemin nous conduisant à la plage. On arrive dans un genre de mangrove d’eau de mer enclavé par des bancs de sables. Le courant est très fort et on ne peut pas rejoindre le bord de mer avec les sacs à dos. On reste dans notre petit coin en attendant que la marée descende, laissant apparaître la végétation et les bateaux échoués. En repartant, on veut aller voir le village au bord de la côte. Le chemin est maintenant accessible avec la marée mais le moteur du scooter reçoit un choc thermique en roulant dans une grosse flaque. Impossible de repartir avant 10 minutes…

Le lendemain on part pour la plage de Po Po Kyauk. Après 2 heures de scooter et un accident évité de justesse dans les derniers mètres (route très difficile) on arrive sur une plage immense de sable fin et blanc, une eau turquoise, un endroit désertique, bordé de montagne et de jungle. Le PARADIS. C’est la plus belle plage depuis que nous sommes partis. Tout est encore vierge de la présence humaine, exceptée quelques motards locaux qui profitent de la marée basse pour circuler. Une journée saint Valentin réussie je pense.

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Le soir on trouve qu’un seul restau dans la ville. Pas de cocktail (comme Adeline aurait aimé !) mais de la bière, pas de menu donc on commande ce qu’on arrive à comprendre : poulet curry. Adeline aura un supplément mouche morte dans son riz et moi j’aurai un os de poulet curry. On se rattrape avec un petit dessert dans une boulangerie à coté de notre hôtel.

Le lendemain matin nous prenons un van pour la frontière pour rejoindre Bangkok. On récupère au passage des birmans qui sont deux fois plus nombreux qu’il n’y a de sièges. Ils se mettent les uns sur les autres, sur les sacs…

On prend donc la route dans les montagnes et là, surprise. Tous les passagers birmans sont malades. Ils ont chacun leurs sacs à vomis et dégobillent à tours de rôle ! Pour les plus propres d’entre eux, ils jettent le sac par la fenêtre, les autres le laissent dans le bus. Il y en a un qui tombe par terre et se déchire sous les tongs d’une fille. Le voyage va être très looooong… Après 5 heures de chemins en terre dans les montagnes on arrive à un village où il y a un poste frontière. Rien de comparable aux frontières que nous avons traversées, ici le poste de frontière est un petit préfabriqué dans le village et quelques kilomètres plus loin se trouve la frontière Thaïlandaise qui elle ressemble vraiment à une frontière. On arrive enfin à Kanchanaburi pour prendre un bus pour Bangkok. Le Myanmar va nous manquer, heureusement un birman nous a laissé un souvenir : il a dégueulé sur mon sac !!!!

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« Ca plane pour moiiiiii ohohohohhhhhh » Vous voyez le mec couché derrière ? C’est lui qui a vomi sur le sac de Charly… !!!!

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